Posté le 23.11.2007 par terimanoteea
Vers une prise en charge globale du risque sanitaire en milieu hospitalier
(Tahitipresse) - Les premières "Journées polynésiennes de prévention des risques sanitaires au sein des structures de santé", organisées jeudi et vendredi à l'hôtel Sheraton (Faa'a, côte Ouest de Tahiti) sont l'occasion pour les établissements hospitaliers de dresser un état des lieux de la gestion du risque, dont la Polynésie française "commence seulement à se préoccuper", selon le directeur du CHPF, Dominique Delpech.
"La gestion du risque n'est pour le moment pas suffisamment prise en compte en Polynésie française", a reconnu le directeur du Centre hospitalier de la Polynésie française. "C'est une problématique émergente, dont on commence seulement à se préoccuper", a-t-il expliqué, ajoutant que "le chemin était tout tracé par les pays scandinaves, les Etats-Unis et la métropole".
Etablir une "cartographie" du risque sanitaire
En France, c'est le HAS (Haute autorité de santé), organisme public indépendant d'expertise scientifique créé en 2004, qui fait appliquer les normes de gestion des risques sanitaires et délivre la certification dont ne disposent pas pour le moment les établissements hospitaliers polynésiens. Pour obtenir celles-ci, hôpitaux et cliniques devront tout d'abord dresser un état des lieux du risque sanitaire, une "cartographie" qui sera présentée aux inspecteurs du HAS lors de leur visite. Ce processus peut prendre plusieurs années, "quatre ou cinq ans" anticipe Dominique Delpech.
Le risque sanitaire en hôpital est multiple, comme l'a rappelé jeudi matin Marie-Françoise Dumay, cadre gestionnaire des risques au groupe hospitalier Saint-Joseph (établissement parisien privé à but non lucratif), venue dispenser son expertise lors du séminaire. Il existe trois sortes de risques : l'infection nosocomiale, c'est-à-dire survenue durant l'hospitalisation, relativement rare en Polynésie française en raison de la situation microbienne spécifique. Deuxièmement, les erreurs médicamenteuses, ou les effets délétères dus aux médicaments. Enfin, les risques liés aux gestes invasifs opératoires.
La gestion des risques "au coeur des métiers de santé"
"Cela fait dix ans que la gestion des risques est prise en compte en métropole", explique Marie-Françoise Dumay, pour qui cette dimension est "au coeur des métiers de la santé". Pour arriver au même stade, les établissements hospitaliers polynésiens devront s'organiser en conséquence : "Il faut arriver à une prise en charge globale du problème", explique M.F Dumay, pour qui la gestion des risques est avant tout une question de "volonté" et de "culture". "Il faut des moyens, certes, mais surtout de l'organisation", résume-t-elle, ajoutant avoir senti au cours de cette première journée "une volonté affichée de tous les acteurs de se fédérer" pour arriver à ce résultat.
Au programme des deux jours de ce séminaire, figurent plusieurs tables rondes où chaque établissement hospitalier de Polynésie française (CHPF, clinique Cardella, clinique Poafai...) partagera avec les autres son expérience en matière de gestion des risques et d'hygiène hospitalière, sous le patronnage du ministère de la Santé et de la direction de la Santé de Polynésie française, et en présence de Karim Laaribi, chargé de mission de la Haute autorité de santé.
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Posté le 23.11.2007 par terimanoteea
Grève au CHPF: rédaction d'un protocole d'accord
(Tahitipresse) - Au dixième jour de grève au Centre hospitalier de Polynésie française (CHPF), le syndicat des praticiens révèle dans un communiqué que "les points de vue (ndlr: avec le ministère de la Santé) ont été rapprochés" et qu' "un protocole, acceptable pour les deux parties, a été rédigé". Même si pour l'heure, il n'a pas été officiellement signé.
Selon l'organisation professionnelle présidée par Lionel Bessout, seul le ministre en charge de la Fonction publique, Pierre Frébault, "oppose quelques réticences à une mesure de simplification de la gestion des contrats à durée déterminée" alors que dans le domaine de santé, rappelle le SPHPF, "l'absence inopinée d'une infirmière ou d'un médecin, ou autre, nécessite un remplacement immédiat". D'où la demande de suppression, dans un souci de réactivité, du contrôle a priori exercé par ce service extérieur aux établissements de soins, à savoir "le service du personnel de la fonction publique".
Autre point important figurant au nombre des revendications, celui du budget de l'hôpital Mamao. "Le protocole d'accord prévoit un rattrapage du déficit de 2007 et une meilleure dotation pour le budget 2008", précise le communiqué. Quant au nouvel hôpital, "la concertation reprend sur les bases réglementaires prévues par l'accord du 22 mars 2007".
En conclusion, le SPHPF indique que "si ce protocole devait être signé dans les prochaines heures, la levée du dispositif de grève ne deviendrait effective qu'après le vote de l'assemblée générale", celle-ci étant "prévue jeudi 22 novembre à 7h30".
Posté le 21.11.2007 par terimanoteea
Grève des praticiens hospitaliers : c'est l'impasse !
(Tahitipresse) - N'ayant pas trouvé d'accord avec le ministère de la Santé, le Syndicat des praticiens hospitaliers (SPHPF) a poursuivi lundi la grève. "Pour arrêter notre grève, nous demandons juste que l'on se mette autour d'une table et que l'on discute sans préjugé" exprime Lionel Bessout, le président du syndicat SPHPF qui, à coeur ouvert, fait le point sur le mouvement qui semble être dans une impasse.
"Le constat de la CPS (Caisse de prévoyance sociale) a mis en évidence, notamment, la responsabilité du gouvernement dans le déficit de recette de 11 milliards Fcfp (91,6 millions d'euros). Maintenant, que le gouvernement ne sache pas comment faire pour combler ce déficit, on le comprend, surtout que prendre des mesures maintenant seraient s'exposer sur le plan électoral", reconnaît le docteur Lionel Bessout qui observe que "pour le budget de l'hôpital, il semblerait qu'il y ait eu des ouvertures au niveau de la CPS pour 2008".
En ce qui concerne les contrats, le syndicat des praticiens se heurte "au service du personnel qui campe sur ses positions et rejette la faute des contrats sur les ressources humaines du centre hospitalier".
Pour les délégués syndicaux "le gouvernement met un point d'honneur à ne pas vouloir régler le problème".
Sur le dossier du problème statutaire, le docteur Bessout regrette que "le ministre de la Santé se fasse damner le pion par son directeur de cabinet qui est en opposition totale par rapport au centre hospitalier".
Le dialogue est rompu. Le mouvement de grève est dans l'impasse.
Aussi, le syndicat SPHPF est très inquiet pour la santé en Polynésie. "Plus que pour nos propres statuts" conclut le docteur Lionel Bessout qui craint qu' "au lieu d'évoluer par le haut, la seule chose que l'on nous propose est d'évoluer par le bas, de réduire les prestations".
Posté le 20.11.2007 par terimanoteea
Echec de la concertation entre le SPHPF et le ministère de la Santé
(Tahitipresse) - Faute d'accord entre le ministère de la Santé et le syndicat des praticiens hospitaliers (SPHPF), la grève au CHPF sera probablement reconduite mardi matin, et ce, pour une durée indéterminée. Les négociations ont achoppé sur les statuts et les contrats des personnels hospitaliers.
Après quatre heures de discussions, la rencontre de concertation entre le SPHPF et le ministère de la Santé se solde donc par un échec. "Visiblement, le gouvernement ne veut pas régler le problème", a déclaré le président du syndicat, le docteur Lionel Bessout, pour qui le ministre "campe sur ses positions". "Ils disent que tout va bien dans les procédures, et qu'il n'y a rien à améliorer", a-t-il rapporté.
Le docteur Lionel Bessout note toutefois quelques ouvertures sur le plan budgétaire. "Il semble qu'on se dirige vers une amélioration éventuelle", a noté le président du SPHPF, pour qui le budget du CHPF pourrait être finalement revu à la hausse.
En l'absence de réponses "suffisantes" à leurs revendications, les praticiens hospitaliers devraient reconduire leur grève, mardi, lors de leur assemblée générale quotidienne, dans l'attente d'une nouvelle réunion de concertation, qui pourrait avoir lieu mercredi prochain.
Posté le 20.11.2007 par terimanoteea
Négociations en cours entre le ministre de la santé et le syndicat des praticiens
(Tahitipresse) - Après deux heures de discussions, c'était toujours le statu-quo qui prévalait, lundi après-midi, entre le ministère de la santé et le syndicat des praticiens hospitaliers (SPHPF), lors de la rencontre de concertation destinée à mettre fin à la grève qui dure au CHPF depuis le 12 novembre. "On n'avance pas du tout sur les comptes" a estimé le docteur Lionel Bessout, président du SPHPF.
"On essaie de faire avancer les choses", a annoncé quant à lui le ministre de la santé Charles Tetaria, à l'origine de cette "réunion de concertation" entre le syndicat des praticiens, la CPS (Caisse de prévoyance sociale) et son ministère. Devaient également y assister le vice-président Antony Géros, et le ministre de la fonction publique Pierre Frébault, finalement absents lors de la rencontre.
"Les négociations semblent d'ores et déjà compromises s'il manque le ministre de la fonction publique, qui est un acteur essentiel ", s'est alarmé en début d'après-midi Lionel Bessout, qui estime par ailleurs avoir déjà fait "assez de compromis" avec la direction de l'hôpital, et entend ne pas céder sur ses revendications.
Les doléances du syndicat des praticiens hospitaliers (SPHPF) portent sur trois points: les pensions de retraite, mais aussi le budget de fonctionnement du Centre hospitalier de Polynésie française (CHPF), - dont le déficit a atteint 330 millions de Fcfp en 2007 (2,75 millions d'euros) - et les statuts des personnels médicaux et paramédicaux.
La CPS dans une situation financière "inquiétante"
En réponse à leurs exigences budgétaires, les praticiens se sont vus présenter par la direction de la CPS les chiffres du buget prévisionnel 2008. La caisse de prévoyance sociale (CPS)se trouve dans une situation financière "inquiétante", puisque l'exercice 2007 s'annonce déficitaire de 988 millions Fcfp (environ 8,2 millions d'euros).
"Dans ces conditions, impossible d'augmenter le budget de l'hôpital" a répété à plusieurs reprises le ministère de la santé, en réponse aux revendications du SPHPF. "On nous annonce un redéploiement des comptes, mais que comptent-ils redéployer avec un tel déficit? " a questionné quant à lui le docteur L.Bessout, qui a déploré qu' "aucune avancée n'ait pu être faite sur les comptes".
Parmi les autres revendications du syndicat, figure la modification des contrats et des statuts des personnels soignants. Une mesure qui coûterait un milliard et demi de Fcfp ( 12,5 millions d'euros) selon le ministère. "Ces chiffres sont faux, et cette réforme permettrait de gagner en productivité" a assuré Lionel Bessout, qui a dénoncé la lenteur des procédures d'embauche et les nombreux retards dans les contrats des personnels soignants du CHPF.
Après cette courte suspension de séance, les négociations ont repris. Elles pourraient se poursuivre tard dans la soirée. Si aucun accord n'est trouvé, la grève au CHPF entrera dans sa deuxième semaine consécutive.
Posté le 20.11.2007 par terimanoteea
Prémices d'une réflexion sur le passage du SMIG au SMIC
(Tahitipresse) - Une "concertation tripartite globale" s'est tenue, lundi au ministère de l'Économie et du Travail, placée sous la houlette de Pierre Frébault, à l'occasion de laquelle les partenaires sociaux ont notamment évoqué l'application en Polynésie d'un Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) en lieu et place du SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti) en vigueur aujourd'hui. Le projet n'en est cependant qu'au stade de la réflexion.
Syndicats de salariés et représentants patronaux se sont réunis au ministère de l'Économie à l'invitation de Pierre Frébault pour donner leur sentiment sur le projet, à savoir la mise en place d'un salaire minimum basé sur l'évolution de la croissance de la Polynésie.
"Je crois que tous les partenaires sont conscients qu'il faut intégrer la notion de croissance dans la situation de salaire minimum (...) On ne peut concevoir la croissance d'un pays si ceux qui ont contribué à cette croissance ne reçoivent pas la juste part à laquelle ils ont droit", a argué Pierre Frébault, lui même ancien syndicaliste.
Pour le patronat, "il n'y a pas d'urgence" à mener cette réflexion d'autant que, selon lui, les gouvernements successifs n'ont eu de cesse d'intervenir ces dernières années dans la fixation du salaire minimum et notamment à l'orée des échéances électorales. Une hausse de 3000 Fcfp (environ 25 euros) du SMIG est d'ailleurs envisagée à l'heure actuelle pour 2008, augmentation qui pourrait de surcroît mettre à mal "les négociations des grilles sectorielles" entre salariés et employeurs.
"Cette augmentation est purement électoraliste et n'est pas justifiée par les indices économiques", a ainsi estimé le président de la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises (CGPME), Christophe Plée, qui déplore "qu'on veuille parler d'un SMIC de croissance" à l'heure où le gouvernement "fait juste le contraire" en décidant du relèvement du salaire minimum.
"On ne prouve pas par des indices purement économiques qu'il y a besoin d'augmenter le SMIG de 3000 Fcfp (...) Les salaires, de manière générale, ont dépassé largement la hausse de l'indice des prix ", a en outre affirmé celui-ci, graphiques en main.
"Refus" du SMIC par la CSTP/FO
Du côté des représentants de salariés, en revanche, on ne comprend pas très bien "pourquoi changer" le SMIG par le SMIC, si ce n'est le syndicat A Tia I Mua qui milite en faveur du projet.
La CSTP/FO, dans un communiqué, explique d'ailleurs les raisons de son "refus" en soulignant qu'avec le "SMIC, la redistribution des revenus se fait au profit non pas de ceux qui en ont le plus besoin mais en faveur de ceux qui ont un pouvoir de pression sur le gouvernement". Le syndicat préconise donc la mise en place "d'autres moyens de redistributions (...) moins néfastes pour l'emploi".
Quant à une possible hausse du SMIG de 3000 Fcfp, la mesure ne semble pas non plus avoir les faveurs des syndicats: "Nous ne sommes pas opposés à cette hausse. Mais si c'est pour donner 3000 Fcfp et en contrepartie on donne 1,5 milliard Fcfp (12,5 millions d'euros) aux employeurs -Ndlr: Au travers du dispositif d'aides à la revalorisation du SMIG- je ne suis pas d'accord", a déclaré le secrétaire général de la CSIP, Cyril Legayic.
La CSTP/FO trouve même ce relèvement "ridicule": "Gaston Flosse a pu mettre 15 000 Fcfp (environ 125 euros) avant les élections -Ndlr: en 2004- et eux -Ndlr: l'UPLD-, ils mettent 3000 Fcfp. Pour nous, ce n'est pas suffisant", a expliqué Mahinui Temarii, le numéro deux du syndicat.
De nouvelles réunions tripartites devraient avoir lieu dans les semaines à venir et le gouvernement attend les propositions des partenaires sociaux pour faire avancer ces dossiers.
Posté le 17.11.2007 par terimanoteea
Quel avenir pour notre système de protection sociale ?
(Tahitipresse) - Le syndicat A Tia i Mua a donné une conférence de presse, jeudi 15 novembre, au cours de laquelle ses responsables ont soulevé les difficultés que connaissent actuellement les différentes branches de la protection sociale en Polynésie française. Dans ce contexte, ils demandent aux candidats en lice pour les prochaiens élections de "s'engager à mettre en chantier immédiatement une large consultation de la société polynésienne" sur le sujet.
Tant sur les prestations familiales que sur l'assurance-maladie considérée "au bord du gouffre" alors que pour la retraite, le ratio actifs/retraités "ne cesse de se détériorer", A Tia i Mua fait un constat sans appel: "Le projet Te Autaeaeraa porte une lourde responsabilité dans les déficits des comptes sociaux". Même si la réforme initiée en 2006 par Jacqui Drollet (ndlr: alors vice-président du gouvernement Temaru) n'est pas la seule en cause...
L'occasion pour l'organisation de jeter un pavé dans la mare des professionnels de santé. "Le ratio de personnels d'hôpital est bien supérieur à ce qui se pratique en métropole", notent les responsables avant d'ajouter: "Les revenus des professionnels de santé du privé atteignent aujourd'hui des niveaux indécents par rapport à ceux de leurs collègues du public (...) On doit revenir à des niveaux plus acceptables et pour cela, réfléchir un nouveau système de santé moins inflationniste".
Pour un "Smic indexé sur la croissance"
Après avoir pris ses responsabilités en décidant de voter les augmentations de cotisations proposées en conseil d'administration de la Caisse de prévoyance sociale (CPS), A Tia i Mua demande non seulement au gouvernement de payer "ce qu'il doit à l'assurance-maladie", mais également aux élus de préparer l'avenir. Et de faire remarquer quant à l'ouverture d'une large consultation que "ceci avait été fait en 1995 pour mettre en place la PSG. Le gouvernement avait lancé les travaux de Tahiti Nui 2015. Lors des différents changements de majorité intervenus depuis 2004, il avait été dit que ces travaux seraient poursuivis. Or, force est de constater que rien n'a été fait depuis (...)".
Sur un autre sujet tout aussi d'actualité, à savoir l'évolution du Smig, A Tia i Mua se dit "entièrement favorable à proposition de ministre Frébault (ndlr: + 3000 Fcfp, soit 25 euros à compter du 1er janvier 2008) qui correspond à notre sens à un juste équilibre entre la nécessaire revalorisation des bas salaires et le tassement actuel de l'économie". Mais l'organisation entend aller plus loin en réitérant le voeu de voir "la création d'un Smic indexé non plus sur les prix mais sur la croissance".
Enfin, A Tia I Mua dénonce le projet "Convergence" lancé à la Banque de Tahiti qui, selon lui, renviendrait "à transformer cette banque en un 'grand quichet de vendeurs', tous les autres services (administratifs, informatiques, comptables) étant gérés de Paris, via Internet". Pour sa part, et en liaison avec "nos camarades de l'Usoenc de Nouvelle-Calédonie ainsi qu'avec le réseau CFDT, l'organisation entend "stopper ce type de processus", n'y voyant qu'une "tentative de déstabilisation de notre économie locale".
Posté le 17.11.2007 par terimanoteea
Non-conformité du CHPf: réflexion autour des mesures urgentes à prendre
(Tahitipresse) - Le Centre hospitalier de Polynésie française sis à Mamao-Papeete a été déclaré "non conforme" à la suite de la visite des médecins inspecteurs de la direction de la Santé. Lesquels demandent la mise en conformité d'ici un mois. Le CHPf envisage un plan d'action pour permettre à l'établissement de trouver "une conformité provisoire" jusqu'au déménagement vers le nouvel hôpital prévu fin 2008.
Dans un communiqué, le ministère de la Santé annonce tout d'abord que "le Directeur du CHPF a organisé une réunion ce vendredi 16 novembre avec les médecins inspecteurs, l'équipe de direction, les infirmières surveillantes et les médecins de l'hôpital. Cette réunion de travail avait pour objectif d'identifier les points cruciaux du rapport, d'élaborer un plan d'action avec les mesures urgentes à prendre". Et d'ajouter: "A cette occasion, les infirmières surveillantes du CHPF ont fait part des principaux réajustements déjà mis en oeuvre depuis la visite de conformité, notamment dans les domaines touchant la prise en charge des patients, l'hygiène hospitalière, la gestion des risques et la formation du personnel".
De leur côté, les médecins inspecteurs ont souligné que "les mesures à prendre pour remédier aux problèmes de sécurité sanitaire ou aux dysfonctionnements constatés lors de leurs visites, ne nécessitaient pas des travaux coûteux pour assurer la sécurité sanitaire des patients", précise encore le ministère. Une nouvelle réunion de concertation est prévue mercredi 21 novembre, à la veille des "Premières Journées Qualité" (qui viennent à point nommé), pour améliorer la prise en charge des patients en toute sécurité.
A noter que la Polynésie française s'est engagée depuis plusieurs années, dans la construction d'un nouvel hôpital pour répondre aux problèmes de conformité dépassés de l'hôpital Mamao (CHPf) et de celui de Jean Prince.
Sensationnalisme à bon compte
[ Conformité de l'hôpital : une nouvelle réunion de concertation est prévue mercredi 21 novembre.] L'association de défense des consommateurs "Te Tia Ara" a, dans un autre communiqué, renouvelé sa confiance à la direction et aux personnels soignants du CHPf.
"L'association regrette le sensationnalisme à bon compte opéré sur le dos de cet outil de santé performant, alors que les rapports beaucoup plus sévères sur la gestion de certaines cliniques privées (absence de service d'urgence pendant plusieurs dizaines de mois, défaut de statistiques sur les infections nosocomiales,...) faites par le département de planification et d'organisation des soins (DPOS) n'ont pas trouvé un tel écho dans les médias".
L'association dénonce par ailleurs, la volonté de démantèlement du SAMU dans le nouvel hôpital annoncé par le gouvernement qui risque de mettre en péril la gestion des urgences médicales sur l'ensemble du territoire polynésien, ainsi que la coordination des moyens de secours aux victimes d'accidents (voie publique, crash d'avion...).
Coût estimé à 60 millions Fcfp
[ Le centre hospitalier de Mamao à Papeete déclaré "non conforme".] Actuellement en grève, le Syndicat des praticiens hospitaliers de Polynésie française, par la voix du docteur Lionel Bessout, affirme pour sa part "que la visite de conformité a permis de démasquer les points de faiblesse de l'hôpital" en raison, entre autres de "l'insuffisance de la dotation budgétaire : impossibilité de mise en conformité tant structurelle qu'humaine (nécessité d'embaucher 15 personnes ; évaluation: 60 millions Fcfp ou 500 000 euros), manque de personnel (postes gelés ou non remplacés).
Le SPHPF affirme que "le ministère de la Santé ne semble guère disposé à donner les moyens financiers (60 millions Fcfp) nécessaires à la réalisation de cette injonction. Il est fort probable que le CHPF sera autorisé à poursuivre son activité dans un état de non-conformité jusqu'au déménagement dans le nouvel hôpital".
Parallèlement, au cinquième jour de grève, le président du SPHPF, le docteur Lionel Bessout a reçu du ministre de la Santé, une proposition de "réunion de concertation" pour le lundi 19 novembre à 14h00.
Posté le 17.11.2007 par terimanoteea
Ce vendredi 16 novembre 2007, la direction a réuni les 4 principales organisations syndicales du CHPf, sans avoir invité toutes les centrales syndicales représentatives de la Polynésie française afin de discuter de 3 projets séparés :
- Création du CTE,
- Création du CHSCT
- Service minimum
La direction veut nous faire signer chacun de ces accords dans un délai de 15 jours maximum.
La direction veut nous prendre à la hussarde après nous avoir dit que nous étions immatures.
Dans l'état actuel, pour A Tia I Mua, il est hors de question de signer un accord sur le service minimum sans garantie forte de sa définition, de sa mise en place, de son contrôle et des contreparties compensant une perte d'un droit constitutionnel afin d'assurer la continuité des soins vitaux.
Le fait de faire 3 accords séparés est pour l'instant rédhibitoire. Il faut savoir qu'un seul accord pourrait être validé par les autorités en laissant de coté les 2 autres. Il ne peut être envisageable qu'un seul et unique accord validant tous les consensus trouvés dans des négociations loyales comprenant le CTE, le CHSCT avec les textes applicables, l'application des accords des 5 septembre 2001 et 29 janvier 2002, et bien sur la prime hospitalière de 20 points.
Les contre propositions de Te Rima No Te Ea sont en cours d'élaboration et discutions par son bureau.
Posté le 17.11.2007 par terimanoteea
Grève du CHPF: les praticiens reçus "en début de semaine prochaine" par le ministre de la Santé
(Tahitipresse) - Au quatrième jour de grève, jeudi, la détermination restait de mise chez les praticiens grévistes du Centre hospitalier de Polynésie française, qui se sont rendus comme la veille en convoi jusqu'aux ministères de la Santé et de la fonction publique, puis à la Présidence où ils ont trouvé porte close. Le ministère de la Santé a annoncé qu'ils seraient reçus lundi prochain pour discuter de leurs revendications.
"On peut qualifier le jeudi 15 novembre de journée des dupes", s'est emporté le SPHPF dans un communiqué, regrettant de n'avoir trouvé aucun interlocuteur au cours de la journée, hormis le directeur de cabinet du ministre de la Santé. "Les échanges ont été courtois", a quant à lui indiqué le ministère, qui organisera une réunion en début de semaine prochaine entre le syndicat, la CPS, ainsi que l'ensemble des représentants des ministres et des services concernés.
"Au cours de cette réunion seront évoqués les points du préavis de grève, les nouvelles revendications exprimées à la présidence, mais aussi la délicate question du financement des dépenses de santé - dont le déficit attendrait les 10 milliards Fcfp fin 2008 - liées au coût du CHPF, au surcoût du nouvel hôpital, au déficit de l'assurance maladie mais aussi aux revendications statutaires du syndicat des praticiens", a ajouté le ministère de la Santé.
En attendant cette réunion, la grève se poursuit et commence à affecter sérieusement le fonctionnement du CHPF. "La participation des praticiens hospitaliers aux consultations avancées dans les îles est suspendue par manque d'effectif", indique le syndicat. Cette suspension touche les consultations d'ophtalmologie, de cardiologie, d'angiologie, d'ORL et d'endocrinologie-diabétologie. "Les patients des îles nécessitant des soins urgents devront être évasanés sur Tahiti", souligne-t-il, ajoutant toutefois que "les consultations avancées d'obstétrique dans les îles sont maintenues coûte que coûte".
Par ailleurs, une réunion de travail est prévue vendredi matin à l'hôpital avec les médecins inspecteurs pour discuter du rapport déclarant l'hôpital de Mamao "non-conforme". "Le Dr Lionel Bessout participera à cette réunion afin de comprendre comment le ministre de la Santé peut exiger une mise en conformité immédiate sans allouer les moyens financiers et humains nécessaires", a précisé le syndicat.