Posté le 02.02.2008 par terimanoteea
Rentrée sociale pour A Tia I Mua: le syndicat fait feu de tout bois
(Tahitipresse) - Pour cette rentrée, le syndicat A Tia I Mua, avec à sa tête Jean-Marie Yan Tu, fait feu de tout bois. Il a présenté, jeudi, ses principaux dossiers pour les mois à venir: le conflit entre les médecins libéraux et la Caisse de prévoyance Sociale (CPS) bien sûr, mais aussi le sort des agents contractuels de l'Éducation ainsi que ceux des salariés de la Banque de Tahiti. Son leader n'a; en outre; pas manqué de commenter la démission, la veille, du gouvernement Temaru.
La rentrée s'annonce chaude sur le plan social. Le conflit qui oppose le syndicat des médecins libéraux au conseil d'administration de la CPS au sujet de la convention qui lie les deux parties est l'un des dossiers qu'A Tia I Mua entend suivre de près. L'un des cadres du syndicat, Moana Tatarata, siège d'ailleurs en tant que vice-président dudit CA et s'est déjà opposé aux médecins.
Pour A Tia I Mua, les praticiens du privé ont des "exigences inacceptables" et voudraient une convention leur permettant de "fixer des prix libres" ainsi que la mise en place d'un tiers-payant dont bénéficieraient aussi les médecins non conventionnés. "Ils souhaitent une nouvelle convention, pour avoir de nouveaux avantages", estime ainsi Moana Tatarata avant de faire état des "déboires" que rencontre le secteur de l'assurance maladie.
La CPS a toutefois proposé aux médecins libéraux que les effets de la convention, en vigueur à l'heure actuelle, perdurent jusqu'au mois de mai en lieu et place de la date butoir du 23 février. D'ici là, les patients resteront donc couverts et les deux parties pourront négocier.
A Tia I Mua entend néanmoins suivre le dossier de près et "appelle" le prochain gouvernement à prendre ses responsabilités: "Si jamais il donne raison aux médecins, A Tia I Mua déposera un préavis de grève générale et nous allons bloquer la CPS", menace d'ores et déjà Jean-Marie Yan Tu.
Des contrats réduits de deux mois
Autre cheval de bataille du syndicat, la situation des "nombreux agents contractuels" embauchés pour faire face à la vacance de certains postes d'enseignants. Depuis la rentrée scolaire, ceux-ci ont été contraints de signer de nouveaux contrats d'une durée de 10 mois et non plus de 12. En outre, selon le syndicat, les agents ayant plus de six années d'ancienneté seraient "systématiquement écartés".
"Cela nous révolte que l'on réduise nos contrats de deux mois: ceux de décembre et juillet", explique Renata, l'un des professeurs contractuels présents, jeudi, aux côtés de Jean-Marie Yan Tu. "Ils ont changé nos contrats juste à cause de l'interprétation des textes que fait le secrétaire général du vice-rectorat. Mais ces textes sont flous", ajoute celle-ci qui, avec ses camarades, demande la mise en place, en Polynésie, d'un concours pour intégrer l'Éducation nationale.
Les étudiants polynésiens passant le CAPES (Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré), par exemple, sont aujourd'hui obligés de passer les épreuves écrites de nuit à Tahiti, puis les oraux, à leur frais, en métropole, pour un résultat incertain. "Où est l'égalité des chances?", s'offusquent les enseignants contractuels.
"Convergence": un projet qui inquiète
Dernière cible de A Tia I Mua: la direction de la Banque de Tahiti accusée de vouloir transférer son "back office", c'est-à-dire ses activités de gestion et de contrôle de ses établissements, à Paris. Le syndicat estime que ce projet émanant de la maison mère, la Caisse d'Épargne, et dénommé "Convergence", pourrait entraîner la suppression d'une soixantaine d'emplois et de surcroît inciter les autres "grosses entreprises" à faire de même.
"La Polynésie sera alors une coquille vide, c'est inadmissible", s'insurge Yann Gaudu, autre cadre du syndicat qui réclame l'adoption d'une "loi de Pays" pour empêcher ce type de projets. Le syndicat dénonce en outre les "menaces et les pressions" que subiraient les employés de la Banque de Tahiti.
Pour finir, Jean-Marie Yan Tu n'a pas manqué de commenter la démission en bloc du gouvernement Temaru, mercredi, qualifiée de "cinéma malhonnête". "La démission va engager des indemnités et il - ndlr: Oscar Temaru - va nommer un gouvernement avec ses copains (...) Je demande au président de ne pas nommer de ministres. Les services du territoire peuvent travailler seuls pendant dix jours", estime-t-il.
JBC
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Posté le 01.02.2008 par terimanoteea
Notre secrétaire générale a adressé aux responsables de la direction, le message suivant :
Bonjour tous,
que se passe t'il avec nos salaires?
Nous sommes le 31 et les comptes ne sont toujours pas crédités;
Le personnel commence à s'inquiéter d'autant plus qu'ils viennent de passer un mois de "largesses" à l'occasion de Noêl.
Merci pour infos
cordialement
Mirèse COLOMBANI
secrétaire générale Te rima no te ea
Tel. : 46.61.20
Fax. : 46.63.81
Vini : 72.20.60
La direction lui a téléphoné afin de l'informer qu'il y a eu un problème informatique et que va rentrer dans l'ordre. Les salaires et traitements vont bien être versés sur nos comptes.
Posté le 31.01.2008 par terimanoteea
Maladies nosocomiales: nets progrès mais encore des zones d'ombre
Par Par Christine COURCOL AFP - Mercredi 30 janvier, 20h32
PARIS (AFP) - Le classement annuel des établissements de santé en fonction de leur lutte contre les infections nosocomiales, celles qu'on attrape une fois hospitalisé, fait apparaître de nets progrès avec cependant des zones d'ombre, notamment pour le lavage des mains.
Les infections nosocomiales, qui touchent annuellement plusieurs centaines de milliers de personnes, causent plus de 4.000 décès par an, selon des chiffres de 2001. Les plus fréquentes (30%) touchent l'appareil urinaire, les voies respiratoires (15%) et l'intervention chirurgicale elle-même (14%). Les plus graves sont les infections ostéo-articulaires.
L'âge est un facteur de risque supplémentaire, ainsi que les traitements antibiotiques qui rendent certaines bactéries résistantes.
Publié mercredi par le ministère de la santé, le palmarès, le troisième du genre, porte sur l'année 2006, et concerne plus de 2.800 établissements : centres hospitaliers, établissements de santé privés, centres de lutte contre le cancer, de dialyse, maison d'enfants, hôpitaux de jour... Seuls moins de 1% des établissements ne se sont pas prêtés à l'exercice.
Il les classe en fonction des efforts faits en matière de prévention et de lutte contre ces infections : moyens mis en place, organisation, utilisation des produits hydro-alcooliques pour se laver les mains, surveillance des patients après une chirurgie, bon usage des antibiotiques...
La palme revient aux centres hospitaliers universitaires ou régionaux, qui, tous critères confondus, obtiennent un score de notes A ou B de 62% -alors que la moyenne pour l'ensemble des établissements s'établit à 24%.
Pour l'"Icalin" (Indicateur composite des activités de lutte contre les infections nosocomiales), qui pèse le plus lourd (40%) dans la note finale, les CHU et CHR obtiennent un score A ou B de 92%, pour une moyenne pour tous les établissements de 80%. Une belle progression depuis 2004 (34,6%) et 2005 (63,6%).
"La France aujourd'hui se situe dans la bonne moyenne de l'Europe", s'est réjouie la ministre de la santé Roselyne Bachelot devant la presse. Le pourcentage des patients infectés est de 4,97% en France, alors que les résultats européens vont de 4,6% (en Slovénie) à 9,3% (Grèce).
Mais, comme elle l'a souligné, "les résultats sont encore perfectibles".
L'hygiène des mains avec des solutions hydro-alcooliques, première barrière aux infections nosocomiales, laisse ainsi largement à désirer, alors qu'elle devrait "constituer une règle d'or de la pratique médicale et soignante en milieu hospitalier", selon la ministre.
Seulement 11,2% des établissements obtiennent A ou B sur ce chapitre.
Pour inciter les soignants à respecter cette règle, une journée nationale "hygiène des mains" sera instaurée le 23 mai, avec distribution d'outils pédagogiques dans les établissements.
Par ailleurs, seulement 71,5% des établissements surveillent les infections du site opératoire, un chiffre en-deçà de l'objectif de 75% fixé par le programme de lutte 2005-2008. "Encore un petit effort !", a demandé Mme Bachelot.
Les établissements fautifs recevront l'an prochain, lors du palmarès, des points négatifs, a prévenu la ministre. Pas de pénalisation financière prévue : la pénalisation, "c'est l'affichage", dit Annie Podeur, responsable de la Direction hospitalisation et organisation des soins (DHOS) au ministère, pour qui "l'effort de transparence est un incitatif très fort au progrès des établissements".
Enfin dix structures de prise en charge des infections ostéo-articulaires, qui touchent 2000 à 2500 personnes par an, seront créées, dont 6 dès 2008 et 4 en 2009.
Posté le 26.01.2008 par terimanoteea
le dialogue semble reprendre
(Tahitipresse) - Après quelques semaines tendues, le dialogue entre les médecins libéraux et la CPS (Caisse de prévoyance sociale) semble renoué. Une réunion de la commission de santé élargie de la Caisse de prévoyance sociale, à laquelle participaient les représentants des médecins libéraux, a ainsi eu lieu, jeudi, de 9 h à 13 h.
Le renouvellement de la convention entre les professionnels de santé et la CPS figurait ainsi "parmi les points abordés lors de la séance de ce jour", indique la Caisse de prévoyance sociale dans un communiqué.
"A l'issue de ces quatre heures de discussions, la séance a été suspendue et les discussions reprendront la semaine prochaine, le mercredi 30 janvier, à 18 h", ajoute le communiqué.
Celui-ci précise: "La commission de santé élargie est une émanation de la commission de santé créée en 1985 par le Conseil d'administration. Elle a été mise en place le 2 décembre 1994, afin d'harmoniser les décisions prises en matière de santé à l'ensemble des régimes gérés par la Caisse. Elle est chargée notamment de l'étude des conventions et des tarifs de remboursement avec les praticiens du secteur médical".
ATP
Posté le 26.01.2008 par terimanoteea
Justice : 25/01/2008
L'ancien responsable des phares et balises condamné à trois mois de prison avec sursis
(Tahitipresse) - L'ancien responsable du service des phares et balises, Marcel Ahini, a été condamné, jeudi, par le tribunal correctionnel de Papeete, à trois mois de prison avec sursis et 300 000 Fcfp d'amende (2 514 euros) dans une affaire qui a révélé l'existence, autrefois, d'une "caisse noire" au sein de ce service.
L'enquête réalisée n'évoque ainsi pas d'enrichissement personnel, mais des fonds récoltés lors de la vente de lampadaires qui auraient servi à l'organisation de fêtes de fin d'année pour le personnel ou à l'achat de billets d'avions pour les îles.
La qualification juridique est donc de "soustraction de biens par personne chargée d'une mission de service public". L'un des adjoints de l'ancien responsable des phares et balises a également été condamné à trois mois de prison avec sursis et 300 000 Fcfp d'amende.
Dans cette même affaire, un chef d'entreprise poursuivi pour "recel de favoritisme" a, en revanche, été relaxé par le tribunal correctionnel.
Aujourd'hui à la retraite, Marcel Ahini se voit aussi interdit d'exercer dans la fonction publique pendant une durée de trois années.
Nommé médiateur dans le conflit de la Cegelec, en avril 2007, Marcel Ahini a eu une longue carrière de syndicaliste au sein de la CSTP/FO et a été, entre autres, chef du service du GIP (Groupement d'intervention de la Polynésie), pendant une courte période en 2005, et président du Conseil d'administration de la CPS (Caisse de prévoyance sociale) d'avril 2005 à avril 2006.
ATP
Posté le 25.01.2008 par terimanoteea
Le 24 janvier 2008, le ministre de la fonction publique a convoqué les membres du conseil supérieur de la fonction publique afin de soumettre à leur avis plusieurs projets de délibérations relatifs à :
- Statut des cadres de santé (Catégorie A)
- Statuts des infirmiers (Catégories A et B)
- Statut des rééducateurs (Catégorie B)
- Statut des médio-techniques (Catégorie B)
- Statuts des permanenciers ambulanciers (Catégorie C)
- Statut des adjoints d'éducation (Catégorie B)
Une certaine convergence a pu être constatée entre les représentants de la CSTP-FO et A Tia I Mua malgré quelques légères divergences mineures.
Tous ces textes ont été validés avec de nombreuses observations de la part des représentants syndicaux.
Les adhérents qui souhaitent prendre connaissance de ces projets de textes peuvent s'adresser aux membres du bureau de notre organisation.
Posté le 19.01.2008 par terimanoteea
Conflit entre les médecins libéraux et la CPS: un "mini accord" en préparation
(Tahitipresse) - Les relations semblent s'être améliorées entre le syndicat des médecins libéraux de la Polynésie française (SMLPF) et la Caisse de prévoyance sociale (CPS). Faute d'entente sur une nouvelle convention collective, un "mini accord" pourrait voir le jour pour permettre aux patients de continuer à bénéficier des montants de remboursements actuels, le temps des négociations.
Jeudi, le président du SMLPF, le docteur Vanduille, a "enfin" pu s'entretenir avec le président de la CPS, Alexandre Léontieff, réunion qui a duré deux heures et s'est tenue dans un climat "cordial".
Les médecins se rendront donc à la réunion du 24 janvier prochain où seront présents les représentants des trois régimes de la Caisse et ceux des deux ministères de tutelle: Santé et Solidarité.
"Nous allons évaluer la possibilité de signer un mini accord qui permettra de poursuivre pendant quelques mois les effets de la convention actuelle et donc de maintenir en l'état les remboursements le temps de négocier une autre convention collective", explique Olivier Vanduille.
Optimisme "modéré" des médecins
Le texte qui lie actuellement la CPS aux médecins libéraux expirera en effet le 23 février prochain, après quoi, le tiers-payant et le taux de remboursement des consultations pourraient évoluer.
Si le SMLPF se félicite qu'un "grand pas en avant" ait été franchi, notamment dans la volonté de dialogue entre les protagonistes, il émet des doutes quant à l'issue des négociations: "Nous sommes modérément optimistes par rapport à cette réunion (...) Dans les partenaires, il y a des courants très différents. Certains ne veulent absolument pas qu'il y ait un accord. Moana Tatarata en a fait la preuve", souligne le docteur Vanduille.
Celui-ci n'a pas apprécié les propos du vice-président du conseil d'administration de la Caisse qui affirmait, entre autres, que les médecins assénaient des "contre-vérités".
Les relations entre les deux hommes ne devraient pas s'améliorer puisque le SMLPF a décidé de déposer une plainte contre le numéro 2 du conseil d'administration pour "diffamation".
atp
Posté le 18.01.2008 par terimanoteea
La CPS se dit ouverte à la discussion avec les médecins libéraux
(Tahitipresse) - Les membres du conseil d'administration et de la direction de la Caisse de prévoyance sociale (CPS) ont tenu à réagir, mercredi, au mouvement de grogne des médecins libéraux. Ils ont proposé à ceux-ci d'entamer des négociations le 24 janvier pour tenter de trouver un compromis quant à la reconduction de la convention qui lie ces professionnels de santé à l'organisme.
Face aux récentes déclarations du président du syndicat des médecins libéraux de Polynésie française (SMLPF), le conseil d'administration de la CPS a souhaité livrer sa version des faits, "le reflet exact" de la situation.
Selon les administrateurs de la Caisse, c'est la fin du régime dérogatoire dont disposaient les médecins libéraux qui a "mis le feu aux poudres". En septembre dernier, l'Assemblée de Polynésie a en effet adopté une loi de Pays obligeant les médecins à cotiser au régime des non-salariés (et non plus à celui des salariés) à un taux de 7,5% contre 1% auparavant.
"C'est à partir de cela que tout est parti. Il ne faut pas se le cacher", affirme aujourd'hui le président du CA de la CPS, James Estall.
Pour la direction de la Caisse, le SMLPF trompe donc l'opinion publique et assène des "contre-vérités".
Des médecins trop gourmands pour la CPS
Ainsi, c'est le syndicat qui a décidé de son propre chef de désavouer la convention collective qui liait les médecins à la CPS et ceux-ci se refuseraient à ratifier un nouveau document "tant que la CPS n'a pas mis en place de dispositions pour pallier à leurs nouvelles charges", comme l'explique le vice-président du C.A de l'organisme, Moana Tatarata, passablement remonté.
"Un salarié et son patron payent 15% de cotisations jusqu'à un plafond de 3 millions Fcfp (ndlr: 25 000 euros). Pour les médecins, c'est 7,5% pour un plafond de 750 000 Fcfp (ndlr: 6250 euros) alors que l'on sait pertinemment que leurs salaires sont bien plus élevés. On ne peut pas considérer la Polynésie comme deux blocs, avec d'un côté ceux qui payent et, de l'autre, ceux qui profitent", ajoute celui-ci.
Les administrateurs estiment donc que les médecins veulent avant tout garder leurs avantages et qu'ils souhaitent de surcroît avoir la liberté de fixer le prix de leurs consultations.
Négociations possibles même après le 23 février
La CPS indique en outre que les conventions individuelles qu'elle préconise à l'heure actuelle ne sont pas une finalité, mais une mesure provisoire, dans l'attente d'une nouvelle convention collective qui pourrait naître à l'issue des négociations.
Car celle en vigueur aujourd'hui prendra fin le 23 février. À cette date, les patients des médecins qui auront signé une convention individuelle seront remboursés normalement, soit environ 2800 Fcfp (23 euros) pour une consultation de 3500 Fcfp (29 euros). Ceux des "non conventionnés", en revanche, bénéficieront de 80 à 100% du "tarif d'autorité", fixé en conseil des ministres, c'est-à-dire aux alentours de 1200 Fcfp (environ 10 euros). Le système du tiers-payant sera en outre toujours effectif chez les professionnels conventionnés.
Mais la CPS veut laisser la porte ouverte à la négociation et explique que, même après la date fatidique, la discussion restera de mise.
Une rencontre est d'ailleurs programmée le 24 janvier, réunion au cours de laquelle seront présents les représentants des trois branches de la CPS ainsi que ceux du ministère de la Santé et de la Solidarité, "comme le souhaitaient les médecins".
JBC
Posté le 17.01.2008 par terimanoteea
Un syndicat du secteur paramédical lance un "cri d'alarme"
(Tahitipresse) - Le Syndicat du Personnel d'Encadrement Paramédical de la Polynésie française (SPEPPF) lance un "cri d'alarme" et dénonce des "dysfonctionnements majeurs dans les établissements de soins". Il indique en outre que le personnel fait face à "des amputations de salaire".
"Actuellement, le retard dans le traitement des contrats de travail du personnel de
santé - embauches, mutations, renouvellements - entraîne des dysfonctionnements majeurs dans les établissements de soins. De ce fait, le personnel doit subir des amputations de salaire voire pas de salaire pendant 4 mois et par conséquent, aucune couverture sociale", écrivent les membres du SPEPPF qui se demandent si "les différents gestionnaires des services du ministère de la Santé et du ministère de la Fonction publique se sentent (...) impliqués?"
"La situation s'aggrave"
"Depuis 2001, les statuts des professionnels de santé devaient être révisés permettant une reconnaissance des études et des diplômes. À ce jour, les différents gouvernements successifs nous ont fait de belles promesses sans que rien n'ait jamais abouti! Depuis quelques mois, la situation s'aggrave: le personnel paramédical - infirmières, laborantins, kinésithérapeutes, aide-soignants, préparateurs en pharmacie, etc.-, faute de contrat de travail, continue d'assurer les soins dans
l'illégalité ou décide d'arrêter du jour au lendemain. Les malades sont encore soignés de manière correcte, mais jusqu'à quand ?", indique encore le communiqué du SPEPPF.
Le syndicat demande donc aux futurs élus de prendre "en considération, par un geste fort, l'avenir de la Santé des Polynésiens".
ATP
Posté le 16.01.2008 par terimanoteea
Les médecins libéraux tirent à boulets rouges sur la direction de la CPS
(Tahitipresse) - Le syndicat des médecins libéraux de Polynésie française (SMLPF) organisera, mercredi, un "sit-in" devant la présidence du Pays pour dénoncer la non-renégociation de la convention collective qui les lie à la Caisse de prévoyance sociale (CPS). Les professionnels de santé entendent ainsi alerter la population et les pouvoirs publics sur une situation qui pourrait avoir, selon eux, de graves conséquences sur l'offre de soins.
À la date du 22 février, la convention collective en vigueur à l'heure actuelle entre la CPS et les medecins libéraux prendra fin au grand dam de ces derniers qui réclament à cor et à cri l'ouverture de négociations.
"Nous n'avons jamais pu les - ndlr: les membres du conseil d'administration de la CPS - rencontrer malgré nos demandes. Ils ont décidé unilatéralement de ne pas reconduire la convention collective, mais ont imaginé une convention individuelle", s'offusque le président du SMLPF, le docteur Olivier Vanduille.
Or cette convention individuelle, les médecins n'en veulent pas et, pire, ils estiment qu'ils se mettraient hors la loi s'ils la ratifiaient: "En tant que professionnels, la déontologie nous interdit de nous substituer à une caisse (...) L'ordre des médecins français ne nous permet d'ailleurs pas les conventions individuelles", ajoute le président du syndicat.
Mais c'est davantage "pour les patients" que le SMLPF s'inquiète, car en cas de vide juridique au lendemain du 22 février, les malades ne seront plus remboursés qu'au "tarif d'autorité" ce qui représente "une énorme différence".
Un tiers-payant plus appliqué
Sur une consultation chez un généraliste payée 3500 Fcfp (environ 29 euros) , les malades sont aujourd'hui remboursés à hauteur de 2800 Fcfp (23 euros). Ce chiffre passerait alors à 1200 Fcfp (environ 10 euros) et, de surcroît, "tout le tiers payant ne serait plus applicable".
"La CPS s'engage dans un processus où elle ne veut pas suivre la voie normale", déplore Olivier Vanduille qui ajoute que le Conseil d'administration de l'organisme aborde dorénavant "le problème santé uniquement sous l'aspect pognon".
Celui-ci estime en outre que les difficultés financières mises régulièrement en avant par la Caisse ne sont pas entièrement fondées et que "le budget ne devrait pas poser problème si on examinait bien les comptes".
Pour se faire entendre et "alerter" la population, les membres du syndicat se réuniront donc mercredi midi devant la Présidence de la Polynésie française avant de remettre une pétition au président du Pays et à son ministre de la Santé.
"Nous avons leur soutien (...) Le gouvernement s'est engagé à prendre des mesures d'autorité si la CPS se refuse à négocier. Je crois même qu'il risque d'adopter une position brutale", conclut Olivier Vanduille.
JBC